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LA PRESBYACOUSIE
COMMENT PEUT-ON MIEUX LA PRENDRE EN CHARGE ?
Il est important de répéter qu'il n'existe aucun traitement curatif de cette déficience auditive. Il est en effet impossible, dans l'état de la science médicale, de réparer une cellule auditive ou nerveuse qui meurt de vieillissement, d’atteinte traumatique ou toxique. Il ne faudra jamais faire perdre du temps avec de certains traitements vasodilatateurs historiques qui n’ont jamais eu le moindre effet.
Cette mort cellulaire programmée commence pour tout le monde très tôt, vers l'âge de 30 ans et progresse lentement pour être perceptible en moyenne vers l'âge de 60 ans. Cette surdité neurosensorielle consiste en une atteinte progressive des cellules dédiées à la perception des sons aigus.
Insistons encore sur le fait que cette disparition progressive des aigus est largement favorisée par les traumatismes sonores et par l'usage de médicaments ou de produits toxiques pour l'oreille. La gêne sociale peut donc apparaître à des périodes très différentes de la vie selon les sujets et leur mode de vie.
Ce type de surdité finit par entraîner, non pas une perte d'audition mais une perte de la signification du langage : la personne entend mais ne comprend pas ce qui lui est dit.
La seule possibilité thérapeutique est palliative. Elle est cependant tout à fait capable d'apporter un réel confort et de compenser l'infirmité. Il s'agit de l'association d'un appareillage auditif bilatéral, porté le plus précocement possible, suivie d'une aide à l'adaptation poursuivie avec méthode et patience. Il est indispensable que la personne participe activement à toutes les phases du traitement et qu'elle s'implique complètement dans le travail d'adaptation qui doit suivre, en compagnie d’une orthophoniste.
Sans cette mise en œuvre thérapeutique, l'évolution se fait inexorablement vers l'aggravation au point, dans certains cas, d'invalider gravement la personne âgée. Il en résulte très souvent un retentissement grave sur le comportement et une nette tendance à la dépression nerveuse.
La presbyacousie peut et doit être considérée comme une cause majeure de la perte du bonheur de vivre des personnes âgées.
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